Ce dimanche qui vient, Pauline Jaricot (1799-1862) sera béatifiée à sa ville natale de Lyon (France), au cours d'une célébration eucharistique présidée par le préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, le cardinal Luis Antonio Tagle.

Cette femme laïque française est l’une des figures missionnaires les plus marquantes de l’histoire de l’Église. On lui doit la fondation de l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi qui mena à la création du réseau mondial des Œuvres pontificales missionnaires (OPM), contribuant ainsi à donner un nouvel élan missionnaire à l’Église de son époque jusqu'à aujourd'hui. Grâce à Pauline Jaricot, les OPM constituent aujourd’hui le réseau au service du Pape œuvrant à soutenir la mission de l’Église par la prière et la charité, présent dans plus de 120 pays dont le Canada.


« J’ai beaucoup d’admiration pour cette jeune femme audacieuse, poussée par l’Esprit, qui va fonder une société pour la propager la foi à l’étranger. Elle va réussir à ranimer la flamme des baptisés de son pays par la prière, utilisant les textos de son époque pour faire saisir la richesse des mystères de la foi, explique le père Yoland Ouellet, o.m.i., directeur national des OPM au Canada francophone. Devant les grands défis missionnaires de notre époque, autant au Canada que dans le monde, je crois qu’il est nécessaire de redécouvrir la vie de Pauline Jaricot, elle qui est un modèle d’engagement missionnaire pour notre temps. »


Une délégation des OPM fera le voyage à Lyon pour les célébrations entourant la béatification. Cette délégation sera constituée de Mgr Martin Laliberté, p.m.é., évêque ponens des OPM et évêque du diocèse de Trois-Rivières, Sr. Micheline Marcoux, m.i.c., membre du conseil d’administration des OPM au Canada francophone, et le père Yoland Ouellet, o.m.i., directeur national des OPM. Ce dernier participera également à une table ronde lors d’un colloque international organisé la veille de la béatification, à Lyon, lors duquel il élaborera sur l’impact de Pauline Jaricot pour les OPM, aujourd’hui, en Amérique du Nord.


Cette béatification s’inscrit dans une année de jubilés pour les OPM. En effet, l’année 2022 marque le 400e anniversaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, dicastère responsable des OPM; le 200e anniversaire de l'Œuvre de la propagation de la foi (Mission foi, au Canada) et le 100e de reconnaissance au rang de « pontificales » de trois des quatre œuvres : Mission foi, Mond’ami et Prêtres de demain (respectivement la Propagation de la foi, l’Enfance missionnaire, Saint-Pierre-Apôtre.

https://opmcanada.ca/les-opm-au-canada-francophone-se-rejouissent-de-la-beatification-de-pauline-jaricot/



À l’issue des rencontres privées qu’il a eues avec les représentants des Métis, des Inuit et des Premières nations, le 1er avril dernier, le pape François disait « ressentir de la peine et de la honte » pour le rôle qu’un certain nombre de catholiques ont eu « dans les choses qui vous ont blessés, dans le manque de respect manifesté pour votre identité, votre culture et vos valeurs spirituelles… » Il a déploré particulièrement le fait que des actions et des gestes scandaleux ont pu être posés par ceux qui avaient des responsabilités éducatives dans les pensionnats autochtones. « Pour la conduite déplorable des membres de l’Église catholique, je demande le pardon de Dieu et je veux vous dire de tout mon cœur : je suis vraiment désolé. »


En formulant ces excuses, le pape François a aussi assuré les représentants des peuples autochtones qu’il viendrait leur rendre visite au Canada. Il ajoutait qu’il était « impatient d’en apprendre davantage sur eux et de rencontrer leurs familles » lorsqu’il visiterait leurs terres mais, disait-il, « je n’y vais pas en hiver ».


Bien qu’aucune date n’ait été précisée, le pape François a évoqué la grande dévotion que les peuples autochtones vouent à sainte Anne, la grand-maman de Jésus, dont nous célébrons la fête le 26 juillet de chaque année. Et l’endroit où le pape aimerait rencontrer les Premières nations serait le Sanctuaire de Sainte-Anne, aménagé sur les bords du Lac Sainte-Anne en Alberta, non loin d’Edmonton. C’est du moins ce qu’indique l’agence de presse Présence information religieuse.


Avec cinq de ses confrères évêques, Mgr Raymond Poisson, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada accompagnait la délégation canadienne qui s’est rendue au Vatican du 28 mars au 1er avril. Parlant au nom de l’Église canadienne, il disait que « la reconnaissance des échecs de l’Église rend notre désir de réconciliation encore plus fort ». Il a ensuite remercié le pape François d’avoir accepté de venir au Canada, ajoutant : « nous sommes prêts aujourd’hui à vous aider à faire vos valises ».



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