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Réinventer
la simplicité de Noël
Nous avons bon nombre de
lecteurs et lectrices qui lisent notre chronique mensuelle et des
« échos » nous arrivent, comme ce commentaire par exemple : « Je veux te
dire combien j’ai apprécié ton article sur l’Écho des familles.
Une idée géniale et simple pour la proposition des activités à faire ».
Merci! Nous poursuivons…
Nous sommes rendus au temps de
Noël. Quel temps extraordinaire pour de joyeuses rencontres familiales!
Dieu s’est fait l’un de nous en son fils Jésus. Dieu s’est fait enfant
grâce au « oui » de Marie et a grandi un jour sur notre terre. Ça vaut
la peine d’en parler de toutes les manières…
Je me souviens, lorsque j’étais
à Saint-Gabriel comme directeur à l’école L’Amitié, j’avais mis sur pied
une chorale avec un groupe d’enfants. Évidemment, nous nous sommes
beaucoup pratiqués pour chanter la messe de la veille de Noël : la messe
des jeunes. Je cherchais quoi donner à ces jeunes après la messe comme
petit cadeau de Noël. L’idée m’est venue de leur écrire un conte. Je
l’ai fait… Je l’ai mis sur une belle feuille, dans une carte de Noël et
j’ai collé une canne en bonbon sur l’enveloppe.
Je vous livre ce conte que vous
pouvez utiliser avec les vôtres. Les histoires, les légendes, les
contes, les fables, les paraboles restent gravés longtemps dans la
mémoire. Racontés par un papa, une maman, un grand-papa, une
grand-maman, une tante ou un oncle, on s’en souvient… Vous pouvez même
en inventer!
Donc, je vous livre ce conte que
j’ai remis ce soir-là. Une jeune d’alors m’a dit dernièrement, lors
d’une préparation au baptême, qu’elle avait encore ce bout de papier et
qu’elle s’en était servi. C’est une joie pour le conteur!!!
Le voici donc ce conte que vous
attendez :
Une histoire de moutons et de
bergers
Par une nuit froide, à
Bethléem, quelques bergers gardaient leurs moutons. Ils s’étaient fait
un feu pour se réchauffer et veillaient autour en prenant une petite
gorgée de vin de temps en temps pour animer la conversation. Entre leurs
assoupissements, enveloppés de leurs peaux de moutons, ils se
racontaient, pour passer le temps, des histoires de moutons…
« Cet après-midi, dit un vieux
berger expérimenté dans la garde des moutons, j’ai perdu « Noiraude »
une jeune brebis avec des oreilles noires. Je l’ai cherchée partout dans
les crevasses, dans les ravins, sur le bord du torrent… Au bout d’un bon
moment, à la brunante, je l’ai retrouvée! Je l’ai installée sur mes
épaules, car elle s’était blessée à une patte. J’ai rejoint le troupeau
en chantant des psaumes au Seigneur d’Israël et en criant des
« Alléluias! » de joie comme un vrai fou! »
À peine avait-il fini son
histoire de brebis égarée qu’une clarté se fit dans la nuit
froide du ciel. Alors apparut un ange qui leur dit : « Soyez sans
crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle qui sera
une grande joie pour tout le peuple : il vous est né aujourd’hui, dans
la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur… »
Les bergers, ces simples
ignorants, ces pauvres nomades, responsables de moutons, ont compris ce
qu’était un sauveur, eux qui cherchaient assez souvent un mouton égaré,
une brebis perdue. D’autant plus qu’on leur avait souvent annoncé qu’un
sauveur viendrait les libérer de l’esclavage.
Bienheureux bergers qui ont
compris la bonne nouvelle annoncée aux pauvres!
Noël rappelle la naissance de
Celui qui est venu à nous pour nous sauver : Accueillons, nous aussi, ce
Fils de Dieu qui vient à notre rencontre.
N’est-ce pas que Noël vaut bien
que l’on raconte une histoire, un conte, une parabole aux enfants que
nous pouvons regrouper autour de nous!
Je vous souhaite un Noël
de Paix, de Joie et de Salut!
Jean-Yves Fortin, d.p.
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