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Quelle belle famille!
Dernièrement, mon curé m’a demandé de le remplacer pour baptiser une
jeune enfant.
En regardant l’adresse de la résidence des parents, j’ai réalisé que
j’étais déjà allé à cet endroit il y a environ deux ans. Je me suis
rendu compte aussi qu’ils en étaient à leur troisième enfant. Je me suis
dit alors, je ne leur parlerai pas trop du baptême car ils pourraient
m’expliquer la célébration et le sens des gestes que je vais poser aussi
bien que moi... Alors, que je me suis dit, je vais parler de leur vécu
et des cheminements chrétiens proposés pour les enfants et la famille
dans le contexte d’aujourd’hui. C’est le temps pour eux d’entendre
parler de ces cheminements, devant le silence actuel de l’école dans le
domaine de l’enseignement religieux...
À mon arrivée, les enfants sont tous couchés... Dommage, je leur avais
apporté quelques images de la nativité. Je m’informe de l’âge de leurs
petits et de leurs noms. Pour cette petite dernière, après un long
dialogue, ils se sont entendus pour l’appeler du prénom d’Anabelle.
C’est un prénom connu puisque la grand-mère paternelle s’appelle
ainsi."Elle en sera honorée”, me dit le père; et nous aimons ce prénom.
Nous en sommes venus sur les engagements de l’un et l’autre: la maman me
dit qu’elle vient de commencer à participer au conseil d’établissement
de l’école primaire. Quant au père, il est conseiller à la municipalité
et il est également sur le conseil d’administration de Tandem-Jeunesse.
Je suis en admiration! Alors je leur dit: “Mais il ne nous reste qu’à
vous inviter quelque part au niveau de la pastorale paroissiale...” Je
m’apprête à leur proposer la P’tite Pasto comme cheminement de foi pour
leurs jeunes et pour eux... À mon grand étonnement, l’intervenante de la
paroisse les avait appelés pour leur offrir ce cheminement et ils
avaient accepté... Ils y allaient le lendemain justement! Alors je leur
raconte un peu l’événement diocésain que nous avons vécu en mai dernier
avec la P’tite-Pasto.
Lorsque j’ai commencé à leur parler en quelques mots de la célébration
ils m’ont dit d’eux mêmes qu’ils avaient commencé à faire un petit signe
de croix sur le front d’Anabelle et qu’ils le faisaient faire aux autres
enfants. Je n’ai pas été vraiment plus loin dans la préparation car ils
savaient tout ce que j’amenais. Quelle joie!
En plus, j’ai été comblé lors de la célébration par le sourire continuel
de cette enfant... J’ai fait un signe de croix sur son front ; elle
souriait... Tous ont fait aussi ce signe en venant dire qu’ils étaient
aussi de la même famille de Dieu ; elle souriait... Je l’ai baptisée ;
elle souriait... Je l’ai élevée bien haut pour la proclamer fille de
Dieu ;elle riait devant les applaudissements.
Je rends grâce à Dieu en ce jour d’Action de Grâces pour cette enfant et
cette famille qui me comblent d’admiration. J’ai dit à tous qu’ils
étaient des témoins dans notre monde par leur foi engagée. Ça leur a
fait plaisir d’être reconnus. C’était de mon devoir de le faire aussi.
Mais comme ça fait du bien de vivre des événements semblables!
Jean-Yves Fortin, diacre
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